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2026-09-03 

Soigner l’enfant autrement : la naissance de la cancérologie pédiatrique à Gustave Roussy

« Les grandes avancées de la cancérologie » - Épisode 4/4. En 1952, la Dr Odile Schweisguth créait à Gustave Roussy le premier service de cancérologie pédiatrique d’Europe, à une époque où cette spécialité était largement ignorée. Jusqu’à sa retraite en 1978, elle s’est battue pour que les tumeurs pédiatriques bénéficient d’une prise en charge spécifique et adaptée, en France et à l’international. 
 
C’est finalement la varicelle qui va lui donner gain de cause. Au début des années 50, la Dr Odile Schweisguth vient d’être recrutée pour prendre en charge les enfants atteints de cancers à Gustave Roussy. Convaincue que ses jeunes patients nécessitent une attention particulière, elle insiste pour qu’ils soient accueillis dans un service dédié. Mais à une époque où la cancérologie pédiatrique demeure un champ largement sous-exploré et où les enfants atteints de cancer sont considérés comme condamnés, sa demande reste lettre morte. Jusqu’à ce qu’une épidémie de varicelle se déclenche et menace les adultes immunodéprimés dont ils partagent les chambres[1]. 

La Dr Schweisguth s’oppose à la manière dont les équipes médicales prennent en charge l’épidémie. Avec la détermination qui la caractérise, elle pose un ultimatum à l’hôpital. Soutenue par le Pr René Huguenin, directeur de Gustave Roussy de 1947 à 1956, elle finit par faire bouger les lignes, et, en avril 1952, Gustave Roussy inaugure son service d’oncologie pédiatrique, le premier en Europe, au sein du pavillon Milhit. 

« Lorsque [la Dr] Schweisguth s'est engagée dans la lutte contre les cancers pédiatriques (…) les chances de survie restaient faibles et le traitement de ces jeunes patients constituait une tâche particulièrement éprouvante, qui demandait beaucoup de courage aux soignants », écrivaient[2] en 2009 les Prs Gérard Schaison et Danièle Sommelet, tous deux pédiatres. Ainsi, le premier patient qu’Odile Schweisguth reçoit à son arrivée à Gustave Roussy, un jeune garçon présentant un néphroblastome, ne pourra jamais être soigné. Lorsqu’elle explique à ses parents qu’une intervention chirurgicale est indispensable, ceux-ci, terrorisés, quittent l’hôpital avec leur fils. Elle ne les reverra jamais ...

Communiqué de presse en ligne

 


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